Lectures d'été

Lectures d'été

Une sélection de romans à lire les pieds dans l'eau en sirotant votre boisson préférée !

Alors que le soleil commence à faire de timides apparitions, que le gris des nuages fait place à l'azur, et que pulls et manteaux sont rangés au fond de nos placards, il est temps de se procurer de quoi lire pendant ces doux mois d'été... L'Académie Goncourt vous propose un ensemble de romans incontournables de cette année 2019, à lire dans un hamac, un transat, ou, pour les plus courageux d'entre vous, au beau milieu de la mer, sur votre matelas gonflable préféré.

Bonne lecture !

La vie lente

Taïa, Abdellah

Le Seuil

18,00

Dans la France d'après les attentats de 2015, Mounir, Parisien homosexuel de 40 ans d'origine marocaine, vit dans une situation précaire. Il vient d'emménager dans un appartement rue de Turenne. Madame Marty, une vieille dame de 80 ans, survit difficilement au-dessus de chez lui dans un minuscule studio. L'amitié entre ces deux exclus de la République s'intensifie jusqu'au jour où elle vire au cauchemar. Les affrontements et les déchirements s'enchaînent. Excédée, madame Marty appelle la police pour arrêter Mounir. Antoine, le commissaire qui interroge le jeune homme, le soupçonne de liens avec les djihadistes. Mais Antoine existe-t-il vraiment? Où passe la frontière entre le vrai et l'imaginaire? Un roman de rupture. Né en 1973 à Rabat, Abdellah Taïa a publié aux Editions du Seuil plusieurs romans, traduits en Europe et aux USA, dont Le Jour du Roi (prix de Flore 2010) et Celui qui est digne d'être aimé (2017). Il a réalisé en 2014 son premier film, L'Armée du Salut (Grand Prix du Festival d'Angers 2014), d'après son roman éponyme.


La séquestration, roman - collection Le Courage dirigée par Charles Dantzig

roman - collection Le Courage dirigée par Charles Dantzig

Grasset

14,00

Quelle est cette pièce blanche où le narrateur est enfermé  ? Lui-même l’ignore alors qu’il s’y réveille un matin, ou un soir. Il ne parvient pas à se rappeler ce qu’il a fait la veille ni à comprendre pourquoi il est enfermé. La pièce est petite, étroite et propre, à dominante de blanc. Devant lui, un ordinateur dont l’accès à internet est limité. A côté, une machine à distribuer de la nourriture. Au gré des tintements du four micro-ondes, en consultant Wikipédia et Google Maps, il tente de reconstituer ce qui s’est passé.
Ses articles sur le plébiscite ont-ils déplu  ? Et son filleul  ? Son beau filleul, cet agitateur, aurait-il commis une imprudence  ? Qu’est-il devenu  ? Et la gardienne de l’immeuble, avec qui ils étaient allés à Venise, aurait-elle mouchardé  ? Mouchardé quoi, au fait  ? Dans l’obscurité bruissante de sa mémoire apparaissent des manifestations, le boulevard Voltaire, des affrontements contre la police, son filleul casqué. Que lui veut-on  ?
Sous les auspices de Kafka et de Bolaño,  La séquestration  est le roman de la persécution et de la paranoïa contemporaines.